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MUSIQUE

  • 13 mai 2021
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 8 août 2025


catherine piault, musique

Plus de 400 articles de recherche en neurochimie ont montré que jouer et écouter de la musique présentait des avantages évidents pour la santé physique. En particulier, la musique améliorait le fonctionnement du système immunitaire et réduirait le niveau de stress.

ocytocine, cortisol

La musique, un levier puissant pour comprendre la cognition et la plasticité cérébrale

La musique occupe une place singulière dans les sciences cognitives et les neurosciences, en tant qu’outil privilégié pour explorer le fonctionnement complexe du cerveau humain. En effet, elle engage simultanément de multiples réseaux cérébraux impliqués dans la perception auditive, la motricité, les émotions, l’apprentissage et la mémoire (Zatorre & Salimpoor, 2013, Nature Reviews Neuroscience).

Un outil multidimensionnel d’étude du cerveau humain

La musique sollicite à la fois :

  • La perception auditive, via l’analyse des hauteurs, rythmes et timbres,

  • L’action, notamment dans la production musicale par le biais de la motricité fine,

  • Les fonctions cognitives supérieures, comme l’attention et la mémoire de travail,

  • Les émotions, avec l’activation des circuits limbique et paralimbique,

  • L’apprentissage, notamment dans le cadre de l’entraînement musical prolongé.

Cette interaction complexe fait de la musique un modèle idéal pour étudier comment différentes fonctions cérébrales s’intègrent et interagissent (Patel, 2018, Trends in Cognitive Sciences).

Plasticité corticale et entraînement musical

L’un des apports majeurs des recherches récentes concerne la plasticité cérébrale induite par la pratique musicale. La plasticité réfère à la capacité du cerveau à se remodeler, structurellement et fonctionnellement, en réponse à l’expérience (Herholz & Zatorre, 2012, Neuron).

  • Des études d’imagerie par résonance magnétique (IRM) ont montré que les musiciens présentent des modifications anatomiques et fonctionnelles dans plusieurs régions cérébrales, notamment le cortex auditif, le cortex moteur, et les aires associées à la coordination sensorimotrice (Gaser & Schlaug, 2003, Journal of Neuroscience).

  • L’entraînement musical améliore également la connectivité fonctionnelle entre ces régions, favorisant une meilleure intégration multisensorielle (Luo et al., 2012, Journal of Neuroscience).

  • Cette plasticité est associée à des gains dans des domaines cognitifs au-delà de la musique, comme la mémoire verbale, les capacités attentionnelles et la flexibilité cognitive (Skoe & Kraus, 2012, Trends in Cognitive Sciences).

Effets positifs de la musique sur la cognition et la santé mentale

De plus en plus d’études s’intéressent aux effets bénéfiques de la musique sur le bien-être mental et cognitif :

  • La pratique musicale régulière semble réduire le stress et l’anxiété en modulant l’activité du système nerveux autonome (Chanda & Levitin, 2013, Trends in Cognitive Sciences).

  • La musicothérapie est utilisée dans le traitement de troubles neurologiques comme la maladie de Parkinson, les AVC, ou la démence, où elle aide à restaurer certaines fonctions motrices et cognitives (van der Steen et al., 2018, Cochrane Database).

  • Des recherches récentes suggèrent que la musique pourrait stimuler la neurogenèse et la libération de facteurs neurotrophiques, participant ainsi à la réparation cérébrale (Saarikallio et al., 2021, Frontiers in Neuroscience).

Conclusion

La musique n’est pas seulement un art universel, mais aussi un outil scientifique précieux pour décrypter les mécanismes cérébraux. Son pouvoir multidimensionnel sur la perception, l’action, l’émotion et la cognition en fait une clé d’entrée unique pour comprendre la plasticité cérébrale et développer des interventions thérapeutiques innovantes.«Nous avons trouvé des preuves convaincantes que les interventions musicales peuvent jouer un rôle dans les soins de santé dans des contextes allant des salles d’opération aux cliniques familiales», explique le professeur Daniel J. Levitin du département de psychologie de l'Université McGill ". Mais plus important encore, nous avons pu documenter les mécanismes neurochimiques par lesquels la musique a un effet dans quatre domaines:

  • la gestion de l'humeur

  • le stress

  • l'immunité

  • l'aide au renforcement des liens sociaux.

La musique stimule la production d'endorphines, qui sont des antidouleurs naturels, ainsi que la production de la dopamine qui active les zones de récompense du cerveau

La musique augmente à la fois l’immunoglobuline A, et le nombre de cellules tueuses naturelles (natural killers), germes et bactéries.


"La musicothérapie permet l'accès à certaines zones cérébrales qui fonctionnent encore chez le patient alzheimer. Il est indispensable d'associer aux médicaments la musique comme moyen thérapeutique. Cette efficacité a été démontrée" Dc Jacques Touchon. Neurologue, Professeur des Universités, Chef de service de neurologie au C.H.U. de Montpellier

Hervé Platel, professeur de neuropsychologie à l’Université de Caen, est l’un des premiers à avoir identifié les réseaux cérébraux impliqués dans la perception et la mémorisation de la musique, et notamment sur les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.Dépression, AVC, Alzheimer, fin de vie…


Les effets thérapeutiques de l’art sont de mieux en mieux établis. Les dernières études montrent même que la musique a le pouvoir de stimuler la neuroplasticité.


Malgré le fait que pendant des siècles et des siècles la musique a été utilisée pour activer les processus de guérison chez les personnes affaiblies, le concept de la musique comme thérapie n’a pris son essor qu’au début des années 2000, des études prouvant sa fréquence dans tout. Aujourd’hui, de plus en plus d’hôpitaux et de cliniques intègrent la musique dans le traitement de divers troubles et états pathologiques.


La Troisième Note







 
 
 

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