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NO MILK TODAY

  • 2 sept. 2021
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 8 août 2025



Graisses saturées et microbiote intestinal : un lien avec l’inflammation chronique

L’intestin humain abrite des milliards de bactéries bénéfiques (microbiote intestinal) qui participent à la digestion, à la synthèse de nutriments essentiels et à la protection contre les agents pathogènes (Sender et al., 2016, Cell).Un équilibre harmonieux de cette flore est indispensable au maintien de la santé digestive et immunitaire.

Cependant, des recherches récentes indiquent qu’une alimentation riche en graisses saturées, typique du régime occidental moderne, peut perturber cet équilibre fragile et favoriser l’apparition de maladies chroniques auparavant rares (Devkota et al., 2012, Nature).

L’impact des graisses saturées sur le microbiote

Les graisses laitières – présentes dans de nombreux produits transformés, pâtisseries et friandises sucrées – sont particulièrement pointées du doigt.Des apports élevés en graisses saturées peuvent modifier la composition du microbiote intestinal, réduisant la diversité bactérienne et favorisant la croissance d’espèces potentiellement pro-inflammatoires (David et al., 2014, Nature).

Une étude expérimentale sur les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)

Pour mieux comprendre ce lien, Devkota et ses collègues (2012, Nature) ont mené une étude sur des souris génétiquement prédisposées aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), telles que la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.

Les résultats ont montré que :

  • Un régime riche en graisses saturées modifiait profondément la composition microbienne.

  • Cette modification favorisait la prolifération de bactéries capables de déclencher des réponses inflammatoires dans l’intestin.

  • Ces changements étaient associés à une aggravation des symptômes inflammatoires chez les souris sensibles.

Ces observations suggèrent qu’une consommation excessive de graisses saturées peut influencer directement la santé intestinale via la modulation du microbiote, augmentant ainsi le risque de pathologies inflammatoires chroniques.

En clair, protéger son microbiote intestinal passe non seulement par l’apport suffisant en fibres et aliments végétaux mais aussi par la limitation des graisses saturées issues de produits transformés.


Lorsqu'elles sont nourries avec un régime alimentaire faible en gras ou riche en acides gras polyinsaturés, environ 20% des souris ont développé une MICI. Mais quand on leur donne un régime riche en graisses de lait saturées, le taux de maladie atteint 60%.! Une analyse supplémentaire a révélé que les matières grasses du lait entraînaient une augmentation considérable du type de bactérie appelée Bilophila wadsworthia. Les matières grasses du lait sont difficiles à digérer. Pour y arriver, le foie doit sécréter une forme de bile riche en soufre, hors Bilophila wadsworthia adore cet environnement et y prolifère à foison. Les matières grasses du lait contribuent à affecter la composition bactérienne de l'intestin et booste le risque d'un large éventail de pathologies immunitaires comme la la polyarthrite rhumatoïde, le diabète de type 1 ou l'asthme sur des sujet génétiquement sensibles.


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